Conseiller en gestion de patrimoine (CGP)

Le conseiller en gestion de patrimoine (CGP) est un professionnel indépendant ou rattaché à un cabinet qui analyse la situation financière globale de ses clients pour optimiser, faire fructifier et transmettre leur patrimoine. Dans un dossier de financement immobilier, il intervient souvent en amont du courtier pour structurer l'opération — choix du régime fiscal, montage en SCI, stratégie d'apport — et peut apporter des mandats qualifiés.
À retenir
- Le CGP tient un statut réglementé: CIF (conseil en investissement financier) enregistré auprès d'une association professionnelle agréée, et parfois IOBSP pour la partie crédit.
- Il est rémunéré par honoraires (fee-only) ou par commissions versées par les fournisseurs de produits (trail fee, rétrocession).
- Son périmètre couvre l'investissement financier, l'immobilier, la fiscalité, la prévoyance et la transmission successorale.
- En matière immobilière, il conseille sur le bon véhicule d'investissement (SCI IS, LMNP, nue-propriété) avant de solliciter un financement.
- La directive MIF 2 et la loi Sapin 2 encadrent sa transparence tarifaire et la gestion de ses conflits d'intérêts.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un CGP et un courtier en crédit immobilier ?
Le courtier est spécialisé dans la recherche et la négociation du financement bancaire ; il est rémunéré exclusivement sur la commission de courtage. Le CGP a une vision patrimoniale beaucoup plus large — fiscalité, assurance-vie, prévoyance, succession — et peut être rémunéré par honoraires ou par plusieurs fournisseurs. Les deux peuvent collaborer : le CGP structure l'opération, le courtier sécurise le financement.
Pourquoi un emprunteur devrait-il consulter un CGP avant de demander un prêt immobilier ?
Un CGP peut identifier si l'acquisition en nom propre, en SCI ou en LMNP est la plus avantageuse selon la situation fiscale et patrimoniale du client. Ce choix structurant, fait avant la signature du compromis, peut générer des économies d'impôts significatives sur toute la durée de détention. Il aide aussi à calibrer le bon montant d'apport pour ne pas fragiliser la trésorerie.
Le CGP peut-il signer une convention d'apporteur d'affaires avec un courtier ?
Oui, à condition de respecter les règles de transparence imposées par le Code monétaire et financier et par sa propre réglementation CIF : le CGP doit informer son client de l'existence de la convention et du mode de rémunération associé. La rémunération de l'apporteur est plafonnée et ne peut créer de conflit d'intérêts non divulgué.
En pratique
Mme Lefèvre, médecin libérale, souhaite acquérir un appartement pour le louer meublé. Son CGP analyse sa tranche marginale d'imposition à 41 % et lui recommande un montage LMNP au réel avec amortissement du bien. Il mandate ensuite le courtier pour négocier un prêt in fine auprès des banques privées, réduisant ainsi la charge mensuelle et maximisant la déductibilité des intérêts.
Sources officielles
- Conseillers en investissements financiers (CIF) · AMF
- L'intermédiaire en opérations de banque (IOBSP) · ABE Info Service (Banque de France / ACPR)
- Registre unique des intermédiaires · ORIAS